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Comprendre une césarienne avec l’eau

Quand une femme qui voulaient accoucher par son vagin a eu une césarienne, elle a besoin de comprendre pourquoi son corps n’a pas « réussi » à sortir son bébé. On sait tous que que si on comprend le pourquoi du comment d’un événement indésirable, on est plus enclin à l’accepter et éventuellement, en guérir.

Les médecins qui font les césariennes n’expliquent pas toujours à la mère comment le bébé était placé dans leur bassin. Ils sortent les bébés et le placenta, et ils referment le ventre, laissant les mystères du « pourquoi » planer à jamais.

Bien sure, certains médecins prendront le temps de regarder, sentir et comprendre une fois à l’intérieur de l’utérus,  pouvant alors expliquer à la femme que par exemple le bébé avait quatre tours de cordon, et qu’en plus il était en postérieur.  Mais malheureusement, les médecins pratiquant des césariennes en tenant compte du besoin émotionnel de comprendre, sont encore trop peu nombreux.

La plupart du temps, la femme césarisée se retrouve donc seule avec ses questions. Pire encore, on ajoute parfois au mystère des phrases comme « En tout cas Madame, quand bien même on aurait encore attendu, votre bébé n’aurait jamais pu sortir ! »

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5 Étude sage-femme

Pour la mère qui pense devenir sage-femme

Tu y penses depuis longtemps mais tu repousses l’idée, tu sais trop bien ce qu’elle implique.  Tu as fait tes recherches, tu as parlé avec d’autres mères qui sont passées par là, et tu sais que si tu fais ça, c’est toute ta vie et celle de ta famille qui va changer à jamais.

Tu n’oses même plus en parler aux gens autour de toi tellement tu leur a déjà cassé les oreilles avec ça. Et si tu es comme moi, tu t’imagines qu’ils pensent que tu ne le fera jamais, et ça, ça te motive encore plus !

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13 Césarienne et guérison

Pleurer sa césarienne

Elle pleure. Elle se sent coupable. Son corps n’a « pas su ». Elle n’a pas « réussi » à accoucher par son vagin. Pendant deux jours et deux nuits, elle a tout donné d’elle-même pour enfanter son bébé. Jamais dans sa vie elle n’a été aussi brave, et pourtant elle doute. Vautrée dans un lit d’hôpital, enflée et branchée de partout, elle pleure et se sent coupable d’un échec qui aux yeux de tous, sauf elle, n’en est pas un. ​

Comme si l’accouchement vaginal était le premier test à réussir pour être une bonne mère.

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La naissance et la mort, en parler

La mort est imprévisible et indescriptible.  À moins d’un miracle, on en revient pas vivant. C’est là toute sa fatalité. La mort fait peur, on s’en méfie et on n’en parle pas. C’est un tabou légitimé dans le silence. Comme si ne pas en parler, la gardait loin de nous.

La mort est l’inévitable destination de la vie. Parfois, on la voit venir, lors d’une maladie par exemple. Mais elle arrive aussi tout bonnement, comme ça, sans tenir compte du contexte, du qui, du quand, ou du comment. Elle arrive, prend la vie, et c’est fini. 

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4 Accoucher sous une épée de Damoclès

Accoucher sous une épée de Damoclès

Accoucher sous l’épée de Damoclès. Le poids des antécédents et des facteurs de risque.

Dans le monde des naissances, un antécédent est un événement antérieur du parcours obstétricale de la femme. Il y a des antécédents positifs, comme le fait d’avoir déjà accoucher sans complication, et des antécédents  plus négatifs, comme le fait d’avoir eu une césarienne.

Quand elle est à nouveau enceinte,  l’antécédent négatif de la femme lui dévoile alors une panoplie de risques augmentés.  L’antécédent est devenu, un facteur de risque. Et comme il se rattache au mot « risque »,  ce facteur devient le coefficient d’une probabilité X-Y-Z, à développer de nouveau le même scénario, mais aussi tous ses risques afférents.

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L'accouchement n'est pas un acte médical

L’accouchement n’est pas un acte médical

Depuis que le monde est monde les femmes accouchent et les bébés naissent

L’enfantement est un processus physiologique exclusif à la femme, qui a fait ses preuves en terme d’efficience.
La science a rendu possible des naissances qui jadis étaient impossibles. Un bébé peut naître à 26 semaines et survivre. Une femme peut avoir cinq enfants en santé, au bout d’une seule grossesse. L’épidural endort les pires douleurs. La césarienne sort le bébé et le placenta à tout coup, et s’il le faut on sait même retirer l’utérus pour sauver la vie d’une femme.
L ’accouchement n’est pas pour autant un événement médical.
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Accoucher son placenta: Une délivrance 100% libre

Dernièrement j’étais à une naissance libre. Une naissance telle que prévue dans la nature, simple et inclue dans le quotidien. Je suis arrivée, souriante et heureuse d’être là. Il faisait beau, la lumière du jour chantait la naissance imminente. J’ai dit oui au café qu’on m’a offert et j’ai installé mon matériel…

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