Un nouveau-né à Noël, 10 bonnes conduites pour recevoir une nouvelle famille.

 

Noël est un temps de réjouissances et de retrouvailles familiales, C’est une fête inspirée de l’amour, avec toute sa magie et ses miracles. C’est une période de l’année animée de soupers, veillées et brunchs entre amis et familles.

Quand on vient d’accoucher, toutes ces occasions de voir nos proches et partager du bon temps avec eux sont tentantes, et si on trouve le courage d’aller fêter Noël peu de temps après l’accouchement, il y a bien quelques règles de conduite qu’on espère voir chez nos proches alors que bébé n’est encore qu’un nouveau-né, ou un jeune nourrisson.

Dans ce billet, j’ai rassemblé dix règles de conduite simples et évidentes pour faire du premier Noël de la nouvelle famille une veillée parfaite, remplie d’amour et d’attentions.

1. La femme vient d’accoucher et ce bébé est un nouveau-né.

Le terme nouveau-né désigne un bébé âgé de moins de 30 jours, après 30 jours on parle d’un nourrisson. Dans le mot nouveau-né il y a pur, vierge, précieux, protégé et fragile. Les parents ne veulent pas partager leur nouveau-né, et, c’est exactement ce qui est souhaitable!

Bien que longuement attendu et espéré pendant la grossesse, le nouveau-né n’est pas un trophée qu’on se partage en grand nombre.  Sans enlever d’importance à la famille élargie, l’enfant tout juste-né ne retire aucun bénéfice à se promener des bras d’une personne à une autre. Un nouveau-né ne devrait pas être plus loin de ses parents que la longueur de son cordon ombilical.

Mettons ça sur le dos du microbiote !

Le nouveau-né fraîchement arrivé est en train de construire son microbiote, c’est-à-dire l’ensemble de sa flore microbienne bénéfique à sa santé pour le reste de sa vie. On dit même qu’il construit son microbiome, la génétique même de son microbiote.(1)

Se passer un nouveau-né ou un tout petit nourrisson d’une personne à l’autre dans un party de Noël, c’est la parfaite recette pour semer dans sa flore microbienne en plein développement toutes sortes de microbes et bactéries inconnues, dont certains sont peut-être pathogènes. Un nouveau-né doit rester dans le microbiote de son noyau familial, il devrait être protégé du microbiote de sa famille élargie.

Ne soyez donc pas surpris à votre party de Noël, quand à leur arrivée les parents installent le nouveau-né dans un porte-bébé, bien à l’abris collé contre la poitrine d’un des parents. Saluez leur intelligence et offrez-leur d’accrocher les manteaux.

Réalisez aussi que la femme vient d’accoucher et qu’elle est encore dans les premiers quarante jours du quatrième trimestre. Elle a besoin de beaucoup de confort, de chaleur et de repos.  Prévoyez des espaces pour elle, son bébé et sa famille.  Un coin allaitement avec des coussins, une petite table pour mettre de l’eau, son thé et toutes ses collations, un coin pour s’étendre. Évidement, prêtez votre chambre d’invité la plus confortable à la nouvelle famille s’ils doivent rester à coucher.  Ce sera leur repère tranquille pour se reposer, dormir, langer et allaiter bébé tranquille.

2. Attendez qu’on vous offre de prendre le nouveau-né, et lavez-vous d’abord les mains.

Ne demandez pas à une mère avec des yeux de maman ours de prendre son bébé. Attendez qu’elle vous demande. À un moment ou l’autre, elle aura bien envie d’aller uriner et l’autre parent sera en train de jaser au loin, à ce moment même quand elle aura besoin de vos bras vigilants, elle vous demandera.

D’ici là, pour gagner sa confiance, assoyez-vous avec elle et cherchez-lui un coussin d’allaitement. Plus tard si votre bienveillance l’inspire, elle vous demandera d’elle-même de prendre son bébé. Ne la pressez pas. Si on vous donne le privilège de tenir le bébé pendant quelques instants, ayez la délicatesse de vous laver les mains avant de le prendre.

— Oh oui !!! Mais attends, je vais aller me laver les mains…

3. Si vous êtes malade, tenez-vous loin de ce nouveau-né.

Si vous avez un rhume à Noël, tenez-vous loin du nouveau-né pour l’amour ! Ne pensez même pas à le prendre, même si vous lavez vos mains deux fois. Au repas, ne vous assoyez ni en face ni juste à côté de la nouvelle famille. Vous vous reprendrez la prochaine fois pour faire connaissance de plus proche avec le bébé.

Le proverbe africain dit que  ça prend un village pour élever un enfant,  si on s’y fit il en va donc de la responsabilité du village de protéger le nouveau-né des enrhumés de Noël ! Si vous n’êtes pas malade à Noël, génial! Mais il y a toujours au moins un malade à Noël, repérez-le et protégez le bébé de cette personne. Rappelez aux gens de se laver les mains (la mère va vous adorer!), et dites-leur en passant que Roger est malade, au cas ils ne sauraient pas .

4. Épargnez les nouveaux parents de vos commentaires déplacés.

Si vous trouvez les nouveaux parents compétents et inspirants avec leur nouveau-né, dites-leur que vous les trouvez beaux et que leur bébé est chanceux de les avoir. Mais sinon, les « dans mon temps ci ou ça » (on n’allaitait pas à table, on ne protégeait pas tant les bébés, on les laissait pleurer, etc.),  il vaut mieux les éviter et trouver un autre sujet de conversation.

Il n’y a rien de constructif à douter des compétences et des choix que font les nouveaux parents pour leur enfant. À part ébranler leur confiance, les commentaires qui tendent à dicter « quoi faire » et « quoi ne pas faire » à des parents qui n’ont même pas posé de question, c’est ni aidant ni pertinent.

À moins que les parents ne vous posent directement une question, parce que votre avis est important pour eux, épargnez-les de ces commentaires déplacés.

5. N’embrassez pas le nouveau-né.

Ne succombez pas à l’envie de couvrir de baisers cette petite boule de chair toute neuve qui sent trop bon qu’on a envie de la manger! Vous avez surement fait la bise à Roger à son arrivée et vous ne voulez pas que le virus qui attend  sur votre joue se précipite sur le nouveau-né.

Vous avez un feu sauvage ? ALERTE ! Lavez-vous les mains deux fois si vous touchez au bébé, et surtout ne l’embrassez jamais mais au grand jamais, tant que vous avez des traces de ce feu sauvage. Les feux sauvages sont une forme d’herpès et ils peuvent être mortels quand ils s’attaquent à un nouveau-né.

J’ai vu une fois le cas d’une famille dont le nouveau-né avait été contaminé de l’herpès par un bisou de sa grand-mère qui avait un feu sauvage. Il a passé deux mois à l’hôpital et a vraiment failli y rester. Vous ne voulez pas être responsable d’un tel drame.

6. Si vous offrez un cadeau au nouveau-né, offrez-en un utile et désiré.

Bien sûr,  l’envie de gâter un nouveau-né est légitime, mais savez-vous quoi? Un nouveau-né, ça n’a pas besoin de grand-chose, sinon que de beaucoup d’amour, d’attention, quelques langes et couvertures.

Mais si l’envie est trop forte de lui offrir un petit cadeau sous le sapin, prenez le temps de demander aux parents s’ils ont des besoins ou des consignes précises. Beaucoup de parents préfèrent les couvertures en bambou à celles en coton, et encore mieux celles tricotées à la main. Plusieurs refusent d’appliquer sur la peau de leur bébé des produits corporels odorants dont les ingrédients ne sont pas comestibles. Informez-vous auprès d’eux et demandez-leur ce qu’ils aimeraient vraiment. Ainsi votre cadeau aura un réel succès et vous n’en serez que plus heureux.

Rappelez-vous aussi combien une aide-ménagère, des repas cuisinés d’avance et un réseau de gardiennes est précieux quand on a des jeunes enfants. Votre cadeau pourrait aussi prendre la forme d’un petit billet de services.

7. Soyez serviable avec la nouvelle maman.

Sans minimiser l’importance de l’autre parent, il y a fort à parier que si vous avez un nouveau-né comme invité à la fête de Noël, il passera la soirée dans les bras de sa mère à dormir ou téter, et celle-ci va rester assise à peu près au même endroit toute la soirée, sinon aller se coucher à l’occasion.

Allez lui tenir compagnie. La paix qui émane de la dyade mère-enfant est si douce et calmante. En plein party de Noël,  profitez-en pour vous asseoir un peu, vous déposer dans la douceur de la dyade et discuter avec la nouvelle maman pendant qu’elle allaite, un sein après l’autre, parce que c’est un classique les nouveau-nés sont toujours en poussée de croissance à Noël !

Offrez-lui un verre d’eau, on a toujours soif quand on allaite. Demandez-lui si elle a faim, on a toujours faim quand on allaite. Offrez lui-même un verre de vin ! Sceptique? Attendez l’avant dernier point.

Au repas, si c’est un buffet libre-service aidez le parent qui porte l’enfant à faire son assiette, et si vous finissez de manger avant les parents (ce qu’il y a fort à parier), que bébé semble repu et qu’il n’est pas en train de boire, offrez-leur de terminer de manger pendant que vous bercer le bébé. S’ils acceptent, lavez-vous les mains, restez dans le champ de vision des parents et tenez-vous loin de Roger !

8. Parler de l’accouchement, de l’allaitement, mais pas de son ventre !

Les femmes qui viennent d’accoucher aiment généralement raconter leur accouchement, surtout quand ça s’est bien passé.  Raconter l’accouchement qui tourne en boucle dans leur tête, alors que le vortex de la naissance est encore bien ouvert, c’est un des sujets préférés des mamans qui viennent de s’ouvrir à l’infini pour devenir mère.

Si vous posez une question, vous aurez une réponse. Soyez attentif à l’envie de la femme pour vous raconter  ou pas son accouchement. Toutes les femmes ne dévoilent pas toujours leurs histoires d’enfantement, et parfois dans un party de Noël certaines préfèrent retenir leurs histoires, pour ne pas pleurer.

Parlez-lui d’allaitement, des éveils de son bébé, de ses nuits, des cacas ou des pipis même, mais ne parlez pas de son ventre encore gonflé ! N’allez pas demander à une femme qui vient d’accoucher il n’y a même pas un mois pourquoi son ventre est encore gonflé alors que le bébé est sorti de son ventre.

Je n’oublierai jamais ce  party de Noël, où a regardé mon ventre qui venait d’accoucher et qu’on m’a dit :

« Mais là, ton ventre, ça va prendre combien de temps à partir ? »  —Tranche de vie.

Une femme qui vient d’accoucher il y a quelques semaines a encore un ventre, qu’on se le dise. Si vous parlez de son ventre avec la nouvelle maman, parlez-en parce qu’elle vous en parle en premier et profitez-en pour lui dire que c’est normal qu’il soit encore là, que ça prend du temps à dégonfler cette histoire et que même les femmes le plus minces héritent d’une petite poche à bébé quand elles accouchent !

9. Laissez la mère qui allaite boire sa consommation tranquille. Mieux, offrez-lui un verre!

Les femmes qui allaitent peuvent boire de l’alcool sans impact pour la santé du bébé à condition de respecter quelques règles. Il faut démystifier les jugements à l’égard de la femme qui allaite avec une coupe de vin à la main. L’époque où on disait aux femmes qui allaitent (et qui boivent de l’alcool) de tirer leur lait et de le jeter ensuite, est résolue. On sait maintenant que l’alcool est éliminé dans le lait à la même vitesse que dans le sang.

Le Dr Jack Newman nous le rappelle presqu’à chaque année sur sa page Facebook :

« Quand la femme qui allaite boit de l’alcool, le taux d’alcool dans le lait sera le même que celui de son sang.  Pour que l’alcool s’estompe complètement, il faut compter environ deux heures par consommation. »  (3)

Newman évalue que  « Le taux d’alcoolémie dans le lait immédiatement après une consommation se situe autour de 0,0274%, soit l’équivalent d’une once de Vodka dans 70 litres d’eau ! »  — Traduction libre (3).

Pour comprendre la quantité d’alcool versus l’effet ressenti versus le taux d’alcoolémie sanguin, je vous invite à regarder cette vidéo de l’émission Corde sensible (4).

La plupart du temps, la nouvelle mère qui vient d’accoucher ne prendra qu’un mini-verre si elle se le permet, parce que de toute façon, intuitivement, elle n’en a pas envie. Au fil du temps quand le bébé grandit, la femme va davantage se permettre une deuxième et même une troisième consommation.

J’aime bien l’idée de « l’effet cocktail ».

Avec un verre, on est rarement cocktail, surtout si on le sirote pendant longtemps et en mangeant! Je conseille à mes clientes de boire leur consommation pendant et après la tétée, comme ça, le lait de la tétée suivante (dans les deux heures généralement) ne contiendra que quelques traces d’alcool, sinon aucune.

En gros, quand la femme qui allaite prend une consommation, si son estomac est plein, qu’elle s’hydrate bien, et qu’elle ne se sent pas « cocktail », il n’y a pas de danger pour la santé de son bébé. Qu’on se le dire une fois pour tout, quelques gorgées d’alcool c’est un plaisir qu’une nouvelle maman à tous les droits de s’offrir et qui ne nuit pas aux bienfaits de son allaitement.

La plupart du temps les femmes enceintes s’abstiennent de concommer de l’alcool pendant la grossesse, alors si la nouvelle maman accepte un petit verre à l’occasion de Noël, assoyez-vous  près d’elle, faites un toast pour son nouveau bébé et offrez-lui quelques sushis!

10. Si les parents changent d’idée, soyez compréhensifs et faites une session Skype !

La vie avec un nouveau-né est imprévisible, et même si les parents vous ont annoncé leur venue à Noël il se peut que la nuit précédant la fête soit si difficile que la fatigue les rattrape,et qu’ils prennent la sage, mais difficile, décision de rester chez eux.

Si ça arrive, dîtes-leur que vous comprenez, que vous allez garder les restants pour eux, et planifier une session Skype avec toute la famille. Vous verrez que même si la nouvelle famille n’est là que quelques instants sur un écran d’ordinateur, elle sera quand même le clou de la soirée et même Roger pourra s’en approcher !

Sur ce, je vous souhaite un merveilleux premier Noël avec le nouveau-né de la famille! Amour, K.xx

 

Offre de Noël en cours : 30 % de rabais avec le code FAMILLE 

RÉFÉRENCES:

 

Leave a Reply 0 comments