Les 12 plus belles photos de naissance publiées sur mon blogue en 2018

2018 arrive à sa fin et j'ai eu envie de faire un topo des 12 plus belles photos de naissance que j'ai publié en 2018 soit sur mon blogue, ou encore, via mon compte Instagram.

Depuis 2001, à mes débuts dans le monde des naissances j'ai pu voir à quel point l'émergence des réseaux sociaux a permis de démystifier la naissance et en partager ses beautés.

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Si à l'époque l'idée d'immortaliser la naissance en images en rebutait plusieurs, c'est maintenant devenu un souhait de plus en plus de parents, surtout quand ils enfantent selon les valeurs du nouveau paradigme, d'avoir quelqu'unE de compétentE avec eux à l'accouchement pour prendre des photos et même, des vidéos.

Si bien que de plus en plus de doulas se forment en photos et vidéos et que même certaines sages-femmes ont développé cette compétence. Je suis moi-même ce genre de sage-femme à prendre des photos et vidéos. J'ai même développé des trucs avec le temps pour déjouer le flash, et savoir capter les moments-clés.

Plusieurs photos que je publie via mon blogue ont été prises par moi-même avec des couples que j'accompagne. Parfois, j'en « quête » au passage sur Instagram ou Facebook, et à l'occasion ce sont carrément des femmes qui m'écrivent pour me partager leur photo. Sachez que je suis toujours à la recherche de belles images de naissance et que si vous souhaitez m'en offrir les droits d'utilisation et partages, vous pouvez m'écrire à karinelasf@gmail.com

Voici donc les 12 photos qui ont marqué mon année 2018 en tant que sage-femme et blogueuse. Évidemment, ces photos ont été approuvées aux partages.

1. Ce moment où tu lui offres son enfant.

Ce premier instant où la femme dépose l'enfant sur lui pour la toute première fois. Après toutes ces lunes de gestation, toute cette attente des dernières semaines. Victoire.

"Nous voilà enfin réunis sur le côté de la vie." 

Après quarante-deux semaines et cinq jours! Cette photo c'est l'histoire d'une femme qui a refusé l'induction médicale et qui a décidé d'attendre que son bébé vienne de lui-même, au risque de perdre son suivi sage-femme et son accouchement à la maison,  pour aller accoucher à l'hôpital quand le travail débuterait.

Faire le sacrifice du lieu pour ce qu'on sent qui est le mieux pour son enfant. 

Crédit photo: Marie Marine Photographie

2. Transcender le décor.

Accoucher à l'hôpital et rester sauvage, actrice principale. Accompagnée par son homme qui connait les points Bonapace et qui croit en sa femme. Rester en charge malgré les machines, malgré le moniteur. Bouger à sa guise, manger et boire comme on le souhaite. Rester en contrôle de l'expérience avec une force telle, que l'équipe médicale ose à peine s'imposer.

Crédit photo: Marie Marine Photographie

3. Enfanter en famille.

Qu'on se le dise, en 2018 le mouvement d'accouchement libre #freebirth, soit les naissances en famille et sans assistance médicale, a encore émergé.

De plus en plus de femmes à travers le monde choisissent cette option pour réussir à enfanter selon leurs valeurs et convictions (particulièrement aux États-Unis et en France je trouve, mais aussi, au Québec et plusieurs autres pays du monde).

C'est un choix qui est soit posé par défaut d'un accès à un service sage-femme adéquat, soit en réponse à une expérience de naissance traumatique, soit pour oser la confiance en son corps malgré des situations ou pathologies jugées médicalement dangereuses, mais aussi, par simple choix qui résonne en continuité avec un sentiment d'autonomie et de confiance absolue dans le processus de la naissance.

Plus les années passent, plus le nombre d'accouchements libres augmente. Surtout dans les pays où la loi médicale encadre et pénalise les sages-femmes et médecins de façon abusive. Résultat, des professionnels de la naissance qui ont peur et qui limitent de plus en plus le choix des femmes, leur laissant de moins en moins d'options pour exercer leur autonomie. Donc, les femmes accouchent seules et les bébés naissent en famille, comme celui sur cette photo.

Crédit photo: Danielle Yoder

4. Les premières mains sur sa peau.

Une des belles victoires du nouveau paradigme de la naissance est la présence et l'implication des pères aux accouchements. Dans ma pratique de sage-femme, je peux être des semaines, voir des mois, sans attraper de bébé. Ce sont soit les femmes elles-mêmes ou l'autre parent qui accueille l'enfant dans son émergence en la vie. C'est vrai quoi, de quel droit en tant que professionnel de la naissance on se réserve le droit exclusif et primaire d'attraper les bébés? 

Ici, le deuxième enfant de la famille. Le deuxième accueillit par son père. Une naissance en douceur, aux apparences orgasmiques!

Crédit photo: Karine la sage-femme

5. Le bébé lotus, pour une incarnation optimale.

On dit que le placenta est le corps physique et l'âme de l'enfant et que si on coupe le cordon trop vite, l'âme n'a pas le temps nécessaire de se transférer dans le corps physique de l'enfant.

On ne cesse de vanter les mérites d'un clampage tardif, ou optimal, du cordon ombilical. Que ce soit pour les bébés à terme ou prématurés, il n'y a que des avantages en terme de volume sanguin, de réserve de fer, de meilleure adaptation cardio-respiratoire, de santé optimale et de diminution des risques infectieux. Pour n'en nommer que quelqu'uns.

Pour l'instant, on nous recommande d'attendre au moins 3 à 5 minutes avant de couper le cordon, mais dans le nouveau paradigme où on tient compte aussi de l'âme et des transferts énergétiques, on recommande d'attendre non seulement que le placenta soit né avant de sectionner le cordon, mais que les parents et le bébé soient prêts.

Remarquez combien un cordon coupé trop vite et sans conscience résulte souvent en un bébé qui pleure et même, qui hurle. Et les parents de se faire dire "Ça ne lui fait pas mal, il n'y a pas de nerfs dans le cordon!" En effet il n'y a pas de nerfs, mais il y a certainement d'importants réseaux énergétiques qui lorsque coupés trop tôt peuvent créer une blessure ressentie par le bébé.

On explique même que notre nature matérialiste et en quête perpétuelle de l'objet ou de la personne qui comblera nos manques ne serait en fait qu'une manifestation de notre coupure trop précoce avec le corps physique de notre âme, notre placenta.

D'où le mouvement de bébé lotus. On dit que ces bébés deviennent des enfants plus complets, mieux incarnés, simples et comblés par la simplicité de la vie. Je prédis qu'on verra de plus en plus de bébés lotus dans les années à venir.

Crédit photo: Danielle Yoder

6. Attraper sa petite-fille.

Une photo qui  raconte les tous premiers instants de trois générations de femmes réunies. Être la sage-femme de sa fille et attraper sa petite-fille au vol d'un réflexe d'éjection ultra puissant. Quelle photo intense qui dit tout ! Un autre moment fort capté par l'incroyable Laurence de Adèle Photographie.

Crédit photo: Adèle Photographie

7. J'ai besoin que tu croies en moi

Les femmes enceintes ont besoin d'amour pour bien nourrir le bébé et l'enfanter dans la confiance. Il n'y a rien de plus sexy qu'un homme qui donne à sa femme autant d'enfants qu'elle le souhaite et qui la supporte et l'encourage dans ses choix. J'ai la chance incroyable d'avoir ce type d'homme et comme sage-femme, j'en vois de plus en plus et ça me donne tout l'espoir du monde que le nouveau paradigme est possible.

Chaque humain sur terre provient d'une femme qui l'a enfanté, certes, mais les femmes et les enfants ont besoin des hommes pour les protéger et les supporter dans leur évolution.

Crédit photo: Karine la sage-femme

8. C'est toi qui va le faire !

Voici un de ces hommes qui croit en sa femme. Sa main comme un ancrage qui lui dit "Je suis là. Je crois en toi." Il l'a guide avec une voix douce "Vas-y, tout doucement. Il s'en vient notre bébé." Aussi simplement que possible, avec confiance, douceur et amour. Une photo "RAW", crue, vraie et sans filtre. Parce que la naissance c'est ça. Une yoni qui s'ouvre aussi grand que la Sheela Na gig, parce que c'est ainsi que naît l'humanité depuis le début des temps. Instagram ne m'a jamais laissé publier cette photo. À chaque tentative mon compte a été bloqué. Je me permets de la déposer ici, parce qu'elle parle d'une femme qui découvre sa puissance et qui accouche naturellement pour la première fois, après une césarienne.

Crédit photo: Karine la sage-femme

9. La déesse Sheela Na Gig

En 2018, j'ai commencé à parler de mon amour de cette déesse oubliée de plus en plus. Vous pouvez être certain qu'en 2019 je vais vous en parler. Déesse païenne gravée sur les églises et les châteaux de l'Europe aussi loin qu'au 11e siècle. On l'appelle "la sorcière sur les murs des châteaux", elle est comme une gargouille protectrice, connue pour protéger les femmes de la mort et des risques pendant l'enfantement. Elle était aussi utilisée pour préparer les femmes à l'accouchement.

Cette gravure est faite par mes propres mains dans mon trimestre de l'ocytocine pour me préparer à enfanter de mon quatrième enfant en février 2019. À l'endos, j'ai écrit ce petit mot que je vous partage:

"Tu vas devenir la Sheela na gig. Toi seule peux t'ouvrir aussi grande. Toi seule détiens le pouvoir. Tu en perdras ta pudeur, ton apparence, ton équilibre même, et c'est à ce là que tu trouveras ton bébé. Malgré toute cette intensité, rappelle-toi que tu peux quand même en jouir!" - KLSF

Remarquez son petit sourire. Comme si elle voulait nous dire qu'il est possible d'enfanter dans l'intensité, non la douleur, et d'éprouver du plaisir. Il y a presque mille ans que la Sheela Na Gig nous parle de ces femmes qui aiment accoucher!!!

Crédit photo : Karine la sage-femme

10. Accoucher soi-même le placenta

En 2018, j'ai publié cette vidéo sur mon compte Instagram... On y voit une femme qui sort elle-même son placenta. La vidéo a été visionnée des milliers de fois sur mon compte et partagée par la page de Badassmotherbirther où elle est à ce jour visionnée près de soixante-dix mille fois!!!!

De plus en plus de femmes souhaitent sortir elle-même leur placenta et je trouve ça fantastique. J'explique évidemment comment s'y prendre dans ma préparation virtuelle à la naissance ! C'est une suite logique de l'émergence du nouveau paradigme. Si les femmes sont capables de sortir leur bébé, elles peuvent aussi sortir leur placenta.

Évidemment, les sages-femmes et médecins peuvent aider au besoin. Mais pourquoi la prémisse médicale bébé avec les parents versus placenta avec le professionnel persiste-t-elle encore autant? Je vous prédis que ce n'est encore qu'une question de temps avant que les femmes racontent aussi comment elles ont sorti elles-mêmes le placenta de leur bébé.

11. Appliquer l'approche quantique de la naissance.


En 2018, j’ai développé ma formation de trois jours sur « L’approche quantique de la naissance : L’enfantement entre science et sacré.» J’ai eu la chance d’enseigner ce nouveau programme à travers la France et la Belgique à près de 200 doulas, sages-femmes, et autres professionnels de la naissance. Cette photo raconte tout à fait ce qu’est l’approche quantique telle que je l’enseigne.

En effet, elle parle d’un bébé qui avait du mal à trouver son chemin et d’une mère qui commençait à s’épuiser dans un accouchement de plus en plus difficile. À ce moment précis, on s’est mis autour d’elle, d’eux, on a mis en pratique nos connaissances biomécaniques de la naissance avec les positions et les pressions iliaques, mais surtout on s’est branché à nos cœurs, aux étoiles et à la sagesse millénaire des naissances. Alors, tout simplement la magie a eu lieu. Une femme a enfanté, un bébé est né et une famille s’est agrandie.

Crédit photo : Adèle photographie

12. À mon tour de vivre le vortex.

Je terminerai sur cette photo de moi, à trente-deux semaines de grossesse, avec ma petite Emma Stella. L’année 2018 qui s’achève me propulse vers cette nouvelle année qui me promet un nouveau bébé. En vous écrivant ces quelques mots avant de plonger dans la magie des fêtes, je suis bien pleine, plus pleine que jamais en quatre grossesses à terme, j’ai le souffle court, je dors mal, je suis cernée et émotive, comblée, confiante et parfois aussi effrayée. L’inconnu est à l’horizon et bien que j’en connais les grandes lignes, les prémisses, mais malgré ça c’est inévitable, le jour venu je devrai à mon tour m’élever dans le vortex de la naissance d’où je reviendrai mère pour une quatrième fois.

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